Le premier battement de son cœur inaugure la maternité de l’Esprit
Dès le premier instant de son existence, elle est tournée vers cet Orient, et le premier battement de son cœur inaugure la maternité qui a son principe dans l’Esprit.
Retranscription d’un texte incomplet de Maurice Zundel
se rapportant à la Maternité de la très Sainte Vierge.
Lieu et date inconnus.
Mise en ligne: 13.05.20
Temps de lecture: 1 mn

« Salve, Sancta Parens », chante l’Eglise en face de sa maternité, sur le berceau de cette petite fille. « Salut, toute sainte, vous qui enfantez ». Elle est déjà tout à lui, entièrement désappropriée d’elle-même, tout ordonnée à la pensée de Jésus.
C’est pour l’avoir ainsi conçu dans son cœur, pour l’avoir nourri continuellement dans son âme, de la substance de son esprit, pour s’être continuellement donnée à lui dans le mystère de sa vie intérieure, qu’elle mérite de le concevoir dans sa chair, et de l’abriter dans le tabernacle virginal de son corps, quand l’ange lui propose le message divin, dans l’offrande du premier Ave Maria.
Le don qui n’a cessé de grandir en elle fait mûrir aussitôt ce oui où nous sommes tous engagés jusqu’à la mort de la Croix.
Marie, en effet, connaissait l’issue du drame rédempteur. Elle savait à quelle ignominie était voué l’enfant de ses entrailles. Son consentement aux paroles de l’Annonciation contient déjà son acquiescement à cette mort d’amour qui la […] avec lui.
Et comme tout cela s’est accompli pour nous, ce n’est pas forcer les données les plus certaines de penser que Marie nous a choisis, chacun, avec toute la profondeur d’âme dont elle était capable, en acceptant pour chacun de nous le martyre indicible dont sa maternité divine engageait la promesse.
Est-ce qu’une mère aime ses enfants en série ?
Est-ce qu’elle n’a pas pour chacun une tendresse à la fois totale et unique ?
Nous avons une Mère, la Maman de nos rêves, en qui toute notre enfance ressuscite, vers qui peuvent monter toutes nos détresses, toutes nos plaintes, tous nos espoirs.
C’est par son cœur qu’il a plu à Dieu de former l’élan filial de notre prière.


