Il n’y a que l’esprit de pauvreté qui use bien de la richesse, il n’y a que le désintéressement de l’amour qui rend clairvoyant.
Il n’y a que l’esprit de pauvreté qui use bien de la richesse, il n’y a que le désintéressement de l’amour qui rend clairvoyant.
L’Evangile intérieur, p. 162, et Harmoniques, p. 195
Zundel vécut pauvre. Il donnait autant qu’il pouvait. Pour lui, le problème, ce n’est pas la richesse; c’est la possessivité, l’accaparement, l’intérêt. Être riche, dans un esprit de pauvreté, c’est mettre au service des frères et sœurs en humanité ce que l’on a reçu ou ce que l’on possède. Être désintéressé, c’est voir avec amour ce dont l’autre a besoin et le lui offrir, dans la mesure du possible. Mais Zundel n’oublie pas le réalisme. Pour vivre l’esprit de pauvreté, il faut avoir un espace de sécurité: autrement dit, avoir suffisamment pour ne pas avoir le souci du lendemain. A partir de là peut s’épanouir l’esprit de pauvreté.
Marc Donzé, 23.11.2020


