L’expérience de Dieu ne peut être chose artificielle. Il faut la laisser mûrir lentement, respectueusement.
L’expérience de Dieu ne peut être chose artificielle. Il faut la laisser mûrir lentement, respectueusement. (Propos de Zundel recueilli par une religieuse)
On ne saurait imposer Dieu. L’expérience de Dieu se vit dans la liberté de l’homme. Elle grandit à l’intérieur de la personne au rythme d’un arbre. Parfois, souvent même, elle ne dit pas son nom; mais elle s’atteste secrètement par la liberté et l’amour qui constituent la vie de la personne. Celui qui veut communiquer le Dieu d’Amour est appelé à devenir infiniment patient. Mais, s’il enfouit du levain dans la pâte – quelle discrétion –, la pâte va lever au temps voulu par les chemins de la liberté. Et s’il plante une graine de moutarde, la plus petite de toutes les graines – quelle humilité et quel réalisme -, il peut pousser un arbuste où les oiseaux chantent. Une seule parole suffit parfois. A une personne qui n’arrivait pas à s’accepter, le Père Pio avait répondu: «Mais Dieu, lui, vous aime».
Marc Donzé, 22.07.2020


