l’Agneau de Dieu
2e dimanche du TO,
Année A, Jean 1, 29-34
Votre Grandeur, Seigneur, par Votre Vouloir: c’est la nôtre. Et la figure de l’Abîme, qui représente l’écart, et qui clame devant Vous notre néant, c’est elle aussi qui rend compte: de l’Amour qui le comble.
En ce temps-là,
voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »
Extrait du « Poème de la Sainte Liturgie », 1926
Mise en ligne: 12.01.23
Temps de lecture: 2 mn

À cause de quoi, nous Vous remercions, comme Vous l’êtes – sans limites – d’être Grand.
Seigneur Dieu, Roi du Ciel, Dieu le Père Tout-Puissant.
Seigneur Dieu – Fils Unique – Jésus-Christ.
Jésus-Christ: le nom d’homme du «Dieu Saint».
Vous êtes la Voie et la Vie
Quelle rencontre secourable, et quelle sainte émotion!
Et comme Il est plus proche encore qu’on me l’avait cru, et comme c’est simple de Lui parler:
Seigneur Dieu – Agneau de Dieu – Fils du Père.
Entre ces deux sommets pareillement divins, cet infléchissement d’une si pure tendresse: quelle trouvaille! – Ce rappel délicat des jours si précieux où furent insérés: les débuts, à peine perceptibles, du Règne du Pardon.
Quand le Baptême d’eau préludait au Baptême de Sang, et qu’à ses disciples étonnés, Jean désignait l’Agneau, – cette évocation, par un mot, de tout ce passé – (si présent), comme pour Lui représenter Ses affinités terrestres: et qu’étant l’un de nous, Il veuille bien nous regarder, comme les membres de Son Corps:
Ô Vous qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Et encore, avec une ardeur croissante:
Ô Vous qui effacez les péchés du monde, recevez notre prière.
Puisque nous devons croire, que Vous êtes toujours vivant, afin d’intercéder en notre faveur:
Ô Vous qui êtes assis à la droite du Père, ayez pitié de nous.
Comment vous dérober à présent? Comment n’être pas, à Votre tour: le vaincu de la Foi? Seigneur, Vous le voyez, nous ne sommes pas des ariens.
Ce qu’il Vous plut de Vous-même révéler:
C’est cela que nous croyons:
Et que Vous êtes la Voie et la Vie,
Et que quiconque Vous regarde, du même coup
voit le Père,
Et que tout est facile à Votre Puissance:
Car Vous êtes: le Seul Saint,
le Seul Seigneur,
le Seul Très Haut:
Jésus-Christ.


