Le Royaume grandit en nous
11ème dimanche du Temps Ordinaire,
Année B, Mc 4, 26-34
Dans l’œuvre de Maurice Zundel, on ne trouve pratiquement pas de commentaire des paraboles du Royaume. Simplement, pour faire écho à la parabole du grain de sénevé, lue ce dimanche, nous transcrivons ces notes d’auditeur à la fin d’une retraite que Maurice Zundel a donnée à La Tour-de-Peilz (Suisse) en 1932.
Retraite, La Tour-de-Peilz (Suisse) 1932
Mise en ligne: 08.06.21
Temps de lecture: 1 mn

Devant la nature, l’on fait silence pour se pénétrer de sa beauté. Qu’il survienne un bruit profane et tout le charme est rompu. Devant Dieu, aussi, il faut faire silence, s’effacer, pour qu’il entre en nous.
Être le vitrail qui laisse passer toute la douceur de la lumière.
Dieu est silence, son Verbe est silence. Il faut se taire pour se laisser envahir.
Se réserver dans nos journées cinq minutes de silence, pour se laisser investir de la grandeur et de la splendeur de Dieu.
L’Amour, c’est le don: s’ouvrir pour que Dieu s’écoule en nous. Dans les labeurs, les travaux écrasants de chaque jour, on peut toujours le trouver. Le Royaume de Dieu est au-dedans de nous.
Le Royaume de Dieu est semblable au grain de sénevé, c’est la plus petite graine et elle devient un arbre où les oiseaux du ciel viennent se reposer. C’est le ferment qui fait lever la pâte.
«Je vis une grande multitude et le tabernacle de Dieu au milieu d’eux et il n’y avait plus ni larmes, ni pleurs, mais le visage de joie du Christ». (cf. Apocalypse, ch. 21)
Il faut prier sans cesse: Jésus l’a dit. La prière c’est cette dépossession de soi en Dieu, c’est être ce vivant regard vers le Christ, ce cri d’Amour.


