Résumé : Le péché originel décrit dans la Genèse faire ressortir l’épreuve de la liberté humaine. Cette rupture avec Dieu disloque tous les autres rapports, l’homme à lui-même et à la nature. L’homme est privé de l’état de grâce. La Croix est la suprême réponse au problème du mal. Dieu a fait de nous les arbitres de sa Présence au monde. Il ne peut s’y manifester comme liberté qu’à travers notre liberté.
La Genèse ou l’épreuve de la liberté
…Nous pouvons, après ce préambule nécessaire, envisager maintenant le récit biblique de la chute que nous lisons au chapitre 3 de la Genèse.
Pierre Grelot, dans ses très éclairantes Réflexions sur le problème du péché originel (1), fait remonter ce récit, pour l’essentiel, à l’époque salomonienne, soit au dixième siècle avant Jésus-Christ. Il y voit une composition savante, élaborée dans un milieu sapientiel (2), préoccupé essentiellement du sens de la destinée humaine, du mystère du mal enraciné dans notre histoire, en particulier, et de son lien avec le mystère du péché. Il reconnaît qu’aucun document provenant des origines humaines n’a pu tomber, à cette époque tardive, entre les mains du ou des rédacteurs de ce récit, si l’on considère comme possible que l’homme existe depuis un million et demi d’années ou davantage.
Dans ces conditions nous ne pouvons parler d’histoire au sens actuel du mot. Ce que l’auteur biblique entend faire ressortir c’est l’épreuve de la liberté qui est certainement contemporaine de l’apparition de l’homme proprement dit, puisqu’elle le définit et le constitue. Cette épreuve de la liberté dans son texte concerne un couple. C’est-à-dire que le premier éclair de conscience humaine se produit au cœur des relations interpersonnelles d’un homme et d’une femme, (sans exclure un aspect sexuel mais sans le mettre au premier plan) qui représentent toute la complexité et toute la richesse de l’être humain. C’est dans ce rapport mutuel qu’éclate la première pensée qui implique, puisqu’elle engage la totalité de l’être, un rapport avec Dieu. Ce rapport avec Dieu est concrétisé symboliquement par l’interdiction de manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. C’est, en effet, en respectant cet interdit que l’homme reconnaîtra sa véritable situation devant Dieu, en s’acceptant comme créature avec les limites que comporte cette condition. La tentation qui s’insinue dans le couple l’invite, précisément, à transgresser ces limites et à s’estimer capable de connaître par soi-même le Bien et le Mal, en un mot à être comme Dieu. Et le péché originel consiste justement à usurper le privilège unique de Dieu, en prétendant faire de l’être humain le créateur des valeurs qu’il choisira d’appeler Bien ou Mal. La femme, à travers l’attachement que l’homme lui voue, emporte son consentement et la chute est consommée par un acte indivisiblement personnel et social, puisqu’il engage le rapport essentiel des deux partenaires. C’est, presque littéralement de cette manière que Pierre Grelot interprète le récit de Genèse 3.
Rupture avec Dieu
Cette rupture avec Dieu disloque tous les autres rapports : entre l’homme et lui-même, tandis qu’il est livré à ses convoitises, entre l’homme et la femme, entre l’homme et ses semblables, entre l’homme et la nature : cependant que la mort fait son entrée dans le monde avec toute son obscurité, comme saint Paul l’affirme avec tant de force au chapitre 5 de l’épître aux Romains : « De même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort… (de même) la grâce de Dieu et le don conféré en la grâce d’un seul homme, Jésus-Christ, se sont-ils répandus à profusion… » (12 et 15).
Comme la majorité des exégètes, Pierre Grelot reconnaît le langage symbolique, voire mythique, auquel recourt l’auteur de ce récit, dont la profondeur et la finesse n’en sont pas moins admirables. La glaise modelée pour créer l’homme (Gn 2:6), l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Gn 2:9), la femme issue d’une côte de l’homme (Gn 2:22), le serpent tentateur (Gn 3:1), Dieu se promenant dans le jardin à la brise du soir (Gn 3:8), ce sont là évidemment des images sur lesquelles le narrateur n’entend pas mettre l’accent.
Le nom même d’Adam qui veut dire l’homme et celui d’Ève, interprété comme celle qui donne la vie, ne sont, bien sûr, pas des noms historiques et on ne tentera pas d’identifier davantage le lieu où se situe le jardin que nous appelons, avec la version grecque, le paradis. Le génie de l’auteur est d’avoir donné un suprême relief à l’épreuve et au drame de la liberté, par lesquels a nécessairement commencé l’histoire proprement humaine, sans prétendre aucunement en fixer l’époque et le site.
Tout a pu vraisemblablement se passer en un instant : la mutation de l’animal à l’homme par le surgissement suscité divinement de la pensée, la prise de conscience, par le couple, de ses rapports mutuels et de sa situation devant Dieu, sa décision, enfin, et sa chute. Dans ce cas le paradis pourrait peut-être désigner simplement les dispositions vierges avec lesquelles le couple aborda l’épreuve de sa liberté, en y incluant la pleine appréhension du caractère décisif de son choix et l’intuition des privilèges qui couronneraient sa fidélité.
La privation de l’état de grâce
A propos de ces privilèges, il n’est pas nécessaire, comme le souligne Pierre Grelot, d’attribuer au premier couple, avant la chute, une connaissance parfaite, autre que celle, précisément de sa situation devant Dieu, ni de le considérer comme promis à l’exemption de toute souffrance et de la mort elle-même, à condition qu’il se soumette à l’ordre divin. S’il avait été fidèle, les épreuves de la vie et de la mort elle-même auraient simplement été vécues en une toute autre lumière dans un climat de grâce et de familiarité avec Dieu, que la transgression première n’aurait pas compromis.
Un problème qui mérite un examen sans préjugé est celui de l’unité du couple primitif, qui intéresse la transmission à tous les hommes des conséquences du péché d’origine – peccatum originans – sous la forme d’un péché originel – peccatum originale – dont ils ne sont pas personnellement coupables et qui comporte essentiellement la privation initiale de l’état de grâce et une certaine propension au mal sous la pression de la faute première et de toutes celles qu’elle a entraînées. Cette question nous intéresse, aussi bien pour suivre, particulièrement à travers les onze premiers chapitres de la Genèse, l’expansion du mal, typifié par le meurtre d’Abel (Gn 4:8), par les crimes (Gn 6:5) qui provoquèrent le déluge (Gn 7:4), par la démesure enfin d’où résulta la confusion des langues (Gn 11:7), lors de la construction de la tour de Babel ; que pour concevoir la mission rédemptrice du Christ à l’égard de tout le genre humain.
Les données de la paléontologie
Il est nécessaire pour répondre à cette question d’évoquer brièvement les données de la paléontologie. L’homme dérive-t-il, dans sa structure physique, d’un seul phylum, d’une seule souche animale ou de plusieurs (hypothèse monophylétique ou polyphylétique) ? À supposer qu’il dérive d’un seul phylum – ce qui semble le plus probable – l’hominisation se produisit-elle dans un seul couple, dont tous les hommes actuels descendraient ou dans plusieurs couples (hypothèse monogéniste ou polygéniste) ? Pierre Grelot s’efforce de montrer que l’hypothèse polygéniste (plusieurs couples à l’origine) n’empêcherait pas un péché originel s’étendant à tous les hommes, pourvu que ces couples aient tous failli spontanément à l’épreuve première de leur liberté ou qu’ils aient été entraînés à cette défaillance par la contamination d’un premier couple déchu. La question reste ouverte, comme celle de savoir quelle capacité intellectuelle ou quel degré de développement du cerveau suppose l’exercice d’une liberté chargée d’une responsabilité qui embrasse toute l’humanité.
Jusqu’où peut-on remonter pour se trouver vraiment en face de l’homme : jusqu’à l’homme de Neandertal, jusqu’au sinanthrope ou au pithécanthrope, jusqu’à l’homo habilis d’Oldowaï situé à un million et demi d’années par rapport à nous, jusqu’au zinjanthrope trouvé au même lieu ou, plus loin encore, selon l’ordre retenu par Pierre Grelot, jusqu’à l’australopithèque ? (3)
Le chaînon mutant de la première pensée
La mutation décisive qui suscite l’homme est la prise de conscience d’ordre moral qui conditionne l’épreuve de la liberté. Le chaînon mutant n’est donc pas ici de nature physique, c’est un événement transcendant, intérieur, spirituel, c’est cet éclair de pensée qui embrasse tout l’être et détermine librement son destin.
Ces réflexions et ces références sont précieuses. Je me demande cependant, si elles sont indispensables à la présentation du donné révélé. La mutation décisive qui suscite l’homme, comme Pierre Grelot lui-même le souligne, est la prise de conscience d’ordre moral qui conditionne l’épreuve de la liberté. Le chaînon mutant n’est donc pas ici de nature physique, bien qu’une structure physique adéquate doive l’avoir rendu possible : c’est un événement transcendant, intérieur, spirituel, c’est encore une fois, cet éclair de pensée qui embrasse tout l’être et détermine librement son destin. Est-il, dès lors, absolument nécessaire que ce soit par voie de génération physique que se transmettent toutes les conséquences désastreuses du premier refus ?
Si la première pensée impliquait vraiment toute l’espèce humaine dans sa décision et si elle était consciente de cette universelle responsabilité, elle était reliée à chaque homme par un lien plus profond que la génération physique qui pouvait inclure également les autres couples, éventuellement existants, et les entraîner dans sa chute, avant qu’ils n’aient fait le choix requis de toute créature intelligente, quand elle prend pleinement conscience d’elle-même.
On peut dire, peut-être plus simplement, qu’une seule pensée, dans cette supposition, la toute première, aurait été élue comme le chaînon mutant, qui engageait toute l’humanité, comme responsable de son unité personnelle, et que tous les hommes à ce titre, devaient être, pour le meilleur ou pour le pire, les fils de cette pensée, même s’ils ne tiraient pas du premier couple leur origine charnelle. Je propose cette hypothèse pour ce qu’elle vaut, à titre de simple question, sans oublier que Pierre Grelot envisageait quelque chose d’analogue par rapport aux couples éventuellement contemporains du couple mutant.
Tout ce qui est incompréhensible ne laisse pas d’être
Je passe maintenant à l’aspect essentiel de la révélation contenue dans Genèse 3. Que signifie ce récit, si le dogme qu’il véhicule exprime, comme tous les dogmes, l’expérience d’un rapport interpersonnel entre Dieu et l’homme.
Vous vous rappelez comment Pascal, après sa fameuse exclamation : « Quelle chimère est-ce donc que l’homme ? » – « Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige ! Juge de toutes choses, imbécile ver de terre ; dépositaire du vrai, cloaque d’incertitude et d’erreur ; gloire et rebut de l’univers » : comment Pascal envisage le péché originel qui peut seul, selon lui, expliquer les contrastes qu’il dénonce en nous :
« Chose étonnante, cependant, que le mystère le plus éloigné de notre connaissance, qui est celui de la transmission du péché, soit une chose sans laquelle nous ne pouvons avoir aucune connaissance de nous-mêmes. Car il est sans doute qu’il n’y a rien qui choque plus notre raison que de dire que le péché du premier homme ait rendu coupables ceux qui, étant si éloignés de cette source, semblent incapables d’y participer. Cet écoulement ne nous paraît pas seulement impossible, il nous semble même très injuste ; car qu’y a-t-il de plus contraire aux règles de notre misérable justice que de damner éternellement un enfant incapable de volonté, pour un péché où il paraît avoir si peu de part qu’il est commis six mille ans avant qu’il fût en être (4). Certainement rien ne nous heurte plus rudement que cette doctrine ; et cependant, sans ce mystère, le plus incompréhensible de tous, nous sommes incompréhensibles à nous-mêmes. Le nœud de notre condition prend ses replis et ses Tours dans cet abîme ; de sorte que l’homme est plus inconcevable sans ce mystère que ce mystère n’est inconcevable à l’homme. »
« D’où il paraît que Dieu, voulant nous rendre la difficulté de notre être inintelligible à nous-mêmes, en a caché le nœud si haut ou, pour mieux dire, si bas, que nous étions bien incapables d’y arriver ; de sorte que ce n’est pas par les superbes agitations de notre raison, mais par la simple soumission de la raison que nous pouvons véritablement nous connaître. » (Pascal, fragment Contrariétés 14 ; Br. 434)
Innocenter Dieu
Le récit de la Genèse ne se propose pas de confondre notre raison mais d’innocenter Dieu des maux qui nous accablent.
Ce style magnifique, qui claque comme un fouet, n’empêche pas que Pascal ait passé, ici, à côté de l’essentiel. Le récit de la Genèse ne se propose pas, en effet, de confondre notre raison mais d’innocenter Dieu des maux qui nous accablent, en montrant, dans un acte de liberté où l’homme avait à choisir son destin, le premier acte de l’histoire proprement humaine. Saint Paul, nous venons de le voir, a parfaitement compris cette intention d’exclure en Dieu toute initiative et toute participation dans l’ordre du mal : « De même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort » (Rm. 5:I2), dans cette phrase suspendue par des incidentes, il affirme un lien indissoluble entre le mal de la faute et les malheurs de notre condition, qui résultent d’une transgression commise volontairement, en pleine connaissance des risques qu’elle entraînait.
Mais en quoi consiste au juste cette transgression. Pierre Grelot parle d’une usurpation du privilège unique du Créateur, – dont la parole peut seule déterminer le Bien et le Mal – du fait que la connaissance du Bien et du Mal est cherchée par une autre voie que la référence au commandement reçu, l’homme s’estimant capable de connaître par soi-même le Bien et le Mal. Il dit que la loi absolue de l’existence est de prendre position à l’égard de Dieu, en s’acceptant ou en se refusant comme créature.
Paul Humbert, qu’il cite, qualifie, de son côté, le péché originel « d’acte de coupable indépendance » qui constitue la désobéissance et la démesure par excellence.
De telles expressions risquent de donner l’impression d’une rivalité presque inévitable entre Dieu et l’homme, qui doit sans cesse reconnaître sa dépendance, et d’affaiblir la valeur et la grandeur de l’épreuve de la liberté.
Que l’auteur de Genèse 2 et 3 ait vu Dieu dans cette perspective : comme Celui à qui la créature doit se soumettre, c’est indubitable. S’ensuit-il qu’Il est apparu sous ce jour à la première Pensée ou que nous ayons nous-mêmes à retenir cette conception ? Le progrès infini de la révélation, dans le témoignage et la vie du Christ, nous presse de dépasser les limites d’un écrit qui date de mille ans avant l’Évangile.
Dieu n’est pas autre qu’Il n’apparaît sur la Croix
La Croix est la suprême réponse au problème du mal. Elle ne suggère pas une soumission à accomplir : elle révèle un Amour blessé à mort qu’il s’agit d’accueillir par notre amour.
La Croix, nous l’avons vu, est la suprême réponse au problème du mal. Elle ne suggère, pas plus que le lavement des pieds, une soumission à accomplir : elle révèle un Amour blessé à mort qu’il s’agit d’accueillir par notre amour.
Or Dieu n’est pas autre à l’origine qu’Il n’apparaît sur la Croix où Il est « fait péché » pour nous. Il nous épargne la tentation de nous faire dieux, car c’est Lui-même qui veut nous faire dieux, en nous appelant à être l’origine de nous-mêmes au lieu de subir, comme des choses, une existence préfabriquée. La Création, en effet, nous l’avons dit, n’est pas un geste magique, elle est une histoire à deux où le dépouillement infini de Dieu, qui constitue l’abîme de l’Amour qu’Il est, appelle en nous le dépouillement « ultime et intime » qui conditionne notre libération.
L’épreuve de notre liberté n’est donc pas un piège tendu à notre fragilité, elle est bien plutôt le seul accomplissement concevable de notre grandeur. Comment, en effet, créer un être libre, sans lui offrir la possibilité de se créer, en faisant de l’être qu’il a reçu une offrande dont il dispose.
La Bible n’est pas un manuel d’anthropologie, elle ne peut rien nous apprendre sur l’origine et l’évolution physique de l’homme dans la préhistoire. Elle retrace l’histoire du salut qui est l’histoire de notre libération : par une toujours plus ample communication de la liberté divine, selon que la nôtre s’affranchit toujours plus authentiquement de ses limites.
Dieu a fait de nous les arbitres de sa Présence au monde
L’univers a une dimension sacrée parce qu’il est lié à une présence infinie, qui veut se communiquer à lui, à travers nous, mais qui ne peut le faire qu’avec notre consentement.
Il y a quelque chose de profondément enrichissant dans cette perspective biblique. Nous sommes trop habitués à l’univers déterministe de la science. Il est bon d’en voir l’envers ou plutôt l’endroit, qui est la liberté.
Exploiter l’univers pour satisfaire nos besoins ou assurer notre confort n’est pas la seule manière d’entrer en rapport avec lui.
L’univers a une dimension sacrée parce qu’il est lié à une présence infinie, qui veut se communiquer à lui, à travers nous, mais qui ne peut le faire qu’avec notre consentement.
C’est ce que saint Paul nous rappelle, en nous montrant toute la création gémissant dans les douleurs de l’enfantement, en attendant la révélation de la gloire des fils de Dieu. (Rm. 8:22.)
Le drame des origines, le drame de toute l’histoire c’est, finalement, que Dieu n’est pas aimé. « Jésus est en agonie depuis le commencement du monde » (Pascal), comme Il le sera jusqu’à la fin.
C’est ce qu’il convient de retenir de toute réflexion sur le péché originel : Dieu a fait de nous les arbitres de sa Présence au monde. Il ne peut s’y manifester comme liberté qu’à travers notre liberté. Chacun de nos actes conscients Le concerne et peut Lui ouvrir ou Lui fermer la porte de notre histoire. C’est ce qui constitue réellement l’infinité de notre pensée. Dieu ne nous domine pas : Il nous attend.
Notes :
(1) Pierre Grelot (1917-2009) professeur à l’Institut Catholique de Paris jusqu’en 1983. Péché originel et rédemption à partir de l’Épître aux Romains. Essai théologique. Desclée, Paris, 1973
(2) sapientiel : relatif aux écrits sapientiaux. Une des catégories des livres bibliques de l’Ancien testament, avec la Torah (le Pentateuque), et les livres prophétiques. Les livres sapientiaux sont les Proverbes, Job, Ecclésiaste ou Qohélet, le livre de la Sagesse, l’Ecclésiastique ou Ben Sirac.
Dans la littérature sapientielle c’est l’homme qui est au centre. Dieu met sa confiance en l’homme auquel il a donné l’intelligence, la liberté et fait confiance en ses propres ressources pour s’occuper du monde (Gn. 1:27-28).
(3) Neandertal : de 300 000 à 28 000 ans en Europe et Asie centrale et occidentale ;
Sinanthrope : un homo erectus de Pékin 0,5 millions d’années ;
Pithécanthrope : un homo erectus de Java. De 250 000 à 150 000 ans ;
L’homo habilis d’Oldowaï (en Tanzanie, Afrique) : de 2,5 à 1,5 millions d’années ;
Australopithèque : de 5 à 2 millions d’années (Lucy, en Ethiopie).
(4) La théologie, n’admet plus aujourd’hui une telle « damnation » sur le fondement du seul péché originel.
(*)
Livre « Je est un autre »
Publié par Anne Sigier, Sillery, septembre 2001, 174 pages
EAN-13 : 9782891292986