1965 – Article – L’Église, présence d’amour et de service

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27/02/2017 – 04/03/2017 février mars 2017

Article de Maurice Zundel dans la revue Perspectives de catholicité n°4 en 1965. Éd. Les Auxiliaires Féminines Internationales à Bruxelles.

Résumé : Jésus enseigne que le critère de la fidélité à Dieu, c’est la fidélité à l’égard de l’homme. Le plus grand est le serviteur de ses frères, l’amour est le seul critère de la grandeur. Dieu se donne, notre Seigneur ne cesse jamais de nous être présent, c’est dans l’homme que doit se réaliser le royaume de Dieu. Le sens de l’eucharistie est la fraternité universelle.

Le testament de Jésus

Jésus établit de Royaume de Dieu à l’intérieur de l’homme. Il cherche à susciter en nous ce ciel, intérieur à nous-mêmes, que désigne le mot admirable de saint Grégoire : Le ciel c’est l’âme du juste.

Dans le quatrième Évangile, les derniers entretiens de Jésus s’achèvent par cette consigne : aimer l’homme. Et cet amour de l’homme est le critère de l’amour de Dieu.

Il y a donc immédiatement dans le testament de Jésus, une empreinte infiniment réaliste. Le ciel où nous conduit Jésus, c’est un ciel ICI, c’est un ciel qui se réalise au-dedans de nous. Jésus d’ailleurs le confirme ; au chap. 25 de St Matthieu, nous en avons l’assurance : « J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais en prison, j’étais nu, j’étais malade… chaque fois que vous avez porté secours à l’homme dans cette situation, c’est moi que vous avez secouru. »

Et ici, non seulement il est question de l’homme, mais de l’homme dans ses besoins physiques et matériels. Ceci ne peut pas nous laisser indifférents puisque c’est immédiatement une orientation sur la mystique chrétienne, sur la religion de Jésus, une religion réaliste qui est enracinée dans le sol, qui concerne l’homme, puisque le critère de la fidélité à Dieu, c’est la fidélité à l’égard de l’homme et très spécialement de l’homme considéré dans ses nécessités.

Jésus établit de Royaume de Dieu à l’intérieur de l’homme. Il cherche à susciter en nous ce ciel, intérieur à nous-mêmes, que désigne le mot admirable de saint Grégoire : « Le ciel c’est l’âme du juste. »

Il se détache du Temple, il en annonce la fin des observances traditionnelles, il sait que ce qui importe, c’est la justice que l’on devient et non pas celle que l’on affiche. Et, tout préoccupé de nous conduire à l’accomplissement d’une vertu qui est une nouvelle forme d’existence, une existence en forme de don, il nous ramène à un réalisme de plus en plus terre à terre. Ce qu’il y a de saisissant dans l’Evangile, c’est qu’il se situe en pleine vie, comme d’ailleurs la profession de charpentier de Nazareth. La religion du charpentier, c’est une religion où rien n’est renié de la profession du charpentier, c’est une religion qui s’adresse à tout le monde, qui n’est pas une religion de spécialistes, c’est une religion qui vise l’homme dans son essence et qui est condensée tout entière dans cette transformation de chacun de nous en un ciel intérieur, en un royaume de Dieu spirituel qui doit faire de chacun une source de lumière pour le monde entier.

La vraie grandeur n’est pas fondée sur la domination

La grandeur n’est pas de dominer. Dieu n’est une majesté qui nous écrase. Il est une générosité qui appelle la nôtre. Et c’est pourquoi la grandeur de Dieu se manifeste d’une manière si éclatante au lavement des pieds.

Pour le comprendre nous devons penser à l’Eucharistie… Qu’est-ce qu’elle signifiait dans la pensée de Jésus ? On ne peut le comprendre que si l’on se rappelle d’une part la consigne à laquelle je faisais allusion en commençant : « C’est à cela que l’on reconnaîtra que vous être mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres comme je vous ai aimés. » On ne peut dissocier l’Eucharistie, d’une part de cette consigne, d’autre part du lavement des pieds qui illustre cette consigne. Vous ne serez pas comme les princes des nations qui les gouvernent, et qui se font, en les tyrannisant, appeler bienfaiteurs. Le plus grand parmi vous sera le serviteur de ses frères, et ce que j’ai fait pour vous, vous vous le ferez les uns aux autres. Il n’y a aucun doute que le lavement des pieds, c’est la destruction de tous ces rêves charnels que les apôtres nourrissaient au fond de leur cœur et qu’ils voulaient réaliser à travers la puissance thaumaturgique de Jésus. C’est la destruction de ces rêves, comme c’est la destruction de cette échelle de valeurs fondée sur la domination.

La grandeur n’est pas de dominer. Dieu n’est une majesté qui nous écrase. Il est une générosité qui appelle la nôtre. Et c’est pourquoi la grandeur de Dieu se manifeste d’une manière si éclatante au lavement des pieds. Etre à genoux, pour Dieu, devant nous, ce n’est pas déroger à sa grandeur, c’est accomplir la seule grandeur concevable dans le monde de l’esprit, qui est la grandeur de l’amour.

Le corps mystique du Seigneur

Dieu se donne infiniment. Il est éternellement vidé de lui-même, dans la circumincession des trois personnes. Il est le grand pauvre qui n’a rien, le grand pauvre que François a rencontré, qu’il a aimé d’une passion unique et sous les traits duquel il a deviné tout le mystère de la divinité.

L’Eucharistie se rattache directement à ce geste bouleversant qu’est le lavement des pieds, à cette révélation d’une nouvelle échelle des valeurs où l’amour est le seul critère de la grandeur. Dieu se donne infiniment, il se donne éternellement. Il est éternellement vidé de lui-même, dans la circumincession (1) des trois personnes. Il est le grand pauvre qui n’a rien, le grand pauvre que François a rencontré, qu’il a aimé d’une passion unique et sous les traits duquel il a deviné tout le mystère de la divinité.

Notre Seigneur, dans l’Eucharistie, précisément, va établir entre lui et nous la distance infinie, qui conditionne la proximité de l’amour. « Pour venir à moi, il faut que vous vous mettiez au service de tous vos frères… Il faut les prendre tous en charge, il faut prendre la responsabilité de toute cette création qui est en état de gémissement et qui attend sa Rédemption, et c’est quand vous aurez ouvert votre cœur à toute l’humanité et à tout l’univers, quand vous aurez formé avec tous vos frères humains une immense chaîne d’amour qui entraînera toute la création, quand vous aurez formé avec eux ce que vous appelez avec raison mon corps mystique, c’est à ce moment-là que vous serez en prise sur moi, et que vous me trouverez. »

Il s’agit ici de nous rappeler que le Christ ne nous a pas quittés, puisque l’Eglise, c’est lui. Il demeure avec nous jusqu’à la fin des siècles. Sa lumière ne cesse de nous être offerte, au plus intime de nous-mêmes. Il est toujours « déjà là ». Il n’a pas à venir à nous, c’est nous qui avons à venir à lui. Rappelez-vous le mot de saint Augustin : « Trop tard je t’ai aimée, beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, trop tard je t’ai aimée, et pourtant tu étais dedans, c’est moi qui étais dehors; tu étais avec moi, c’est moi qui n’étais pas avec toi. »

Être universel

Toute grâce nous vient par l’humanité de notre Seigneur… Il chemine toujours avec nous, comme avec les disciples d’Emmaüs. Il est chez lui à l’intérieur des autres. C’est nous qui ne sommes pas au-dedans de lui, c’est nous qui avons à le joindre.

Le Christ est toujours avec nous, non seulement comme l’éternelle divinité, mais avec son humanité même, qui est le sacrement incomparable de l’éternelle divinité. Toute grâce, en effet, nous vient par l’humanité de notre Seigneur, et par conséquent notre Seigneur ne cesse jamais de nous être présent. Il chemine toujours avec nous, comme avec les disciples d’Emmaüs. Il est chez lui à l’intérieur des autres. C’est nous qui ne sommes pas au-dedans de lui. C’est nous qui avons à le joindre et pour le joindre, il faut passer par toute l’humanité, rassembler autour de sa table toute la création. Et c’est quand toute la création sera rassemblée autour de sa table, que nous serons en prise sur lui qui est la tête de ce corps mystique, que la jonction se fera, et que toute la lumière qui est en Dieu pourra circuler en nous comme  »la vie de notre vie ». Cela veut dire, d’une façon très simple : il faut nous faire universels, il faut nous faire catholiques, il faut nous ouvrir à toute créature pour pouvoir entrer en contact authentique avec notre Seigneur.

Et c’est ce que symbolise et opère l’Eucharistie. C’est un repas autour d’une table commune où doit se célébrer la fraternité universelle avant qu’il puisse être question d’entrer en contact authentique avec le Seigneur. D’ailleurs, la liturgie primitive le disait : « Comme les grains de blé ont été rassemblés en un seul pain, comme les grains de raisin ont été foulés en un seul vin, que toute ton Eglise soit rassemblée des quatre vents de l’univers. » C’est ce rassemblement qui est le sens premier de l’Eucharistie : vaincre nos limites, vaincre nos frontières, nous déraciner de tout ce qui fait de nous un morceau de notre terre, de notre continent, de notre race, de notre culture, de notre classe, pour que nous soyons tout à tous. C’est ce qui faisait dans la pensée de Jésus, du lavement des pieds, du « mandatum » (2) et de l’Eucharistie, une seule et même chose. On ne peut vraiment joindre le Dieu authentique que par un amour universel comme le sien.

Communion eucharistique

L’Eucharistie n’est donc pas une facilité donnée à l’homme en lui mettant une idole dans la main ou dans la bouche, c’est une exigence formidable d’universalité.

L’Eucharistie n’est donc pas une facilité donnée à l’homme en lui mettant une idole dans la main ou dans la bouche, c’est une exigence formidable d’universalité. Et je ne puis pas vivre la messe sans percevoir ce rassemblement, car pour moi, la messe, c’est cela : rassembler tout l’univers, récapituler toute l’histoire, ressusciter tous les morts, voir tous les personnages de l’histoire, connus ou inconnus, comme des visages qui vont se grouper autour de l’autel, qui vont peut-être sortir des ténèbres, qui vont accéder à la lumière, qui vont entrer dans le Royaume de l’amour, du fait que notre cœur s’ouvre pour les accueillir et les entraîner avec nous vers le Seigneur qui est leur sauveur comme il est le nôtre. Il me semble impossible de vivre la messe sans la vivre dans l’universalité.

C’est l’humanité, finalement, qu’il faut transformer en hostie, c’est de l’humanité qu’il faut faire le corps et le sang du Seigneur. Les saintes espèces ne sont là que comme les véhicules de cette transformation, et, finalement, l’hostie, c’est l’homme, car ce n’est pas pour vivre sous les espèces, ce n’est pas pour être dans un tabernacle de marbre, d’argent ou d’or massif que le Seigneur demeure parmi nous, c’est pour être le ferment qui nous divinise et qui nous transforme en lui. Le seul tabernacle, finalement, c’est l’homme, et le seul ciboire. « Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang », cela s’applique par excellence, à l’homme. Et la communion n’a pour but que de réaliser cette transsubstantiation de toute l’humanité en Jésus, pour réaliser cette parole de saint Paul aux Galates : « Maintenant il n’y a plus ni homme, ni femme, ni juif, ni grec ni esclave, ni libre citoyen, vous êtes tous une seule personne en Jésus. »

C’est dans l’homme que doit se réaliser le royaume de Dieu

C’est dans l’homme que doit se réaliser le royaume de Dieu : dans l’homme transformé, dans l’homme qui naît de nouveau, comme dit Jésus à Nicodème, dans l’homme qui, silencieusement…, laisse transparaître à travers lui, ce visage que tout le monde reconnaît dès qu’il le rencontre dans une présence authentique.

Mais cette source d’eau vive dont Jésus parlait à la Samaritaine, elle est ignorée de l’immense majorité des hommes. Et c’est grave évidemment que le christianisme n’apparaisse pas à l’homme de la rue comme la source d’eau vive à laquelle il se hâterait de puiser de quoi étancher sa soif. Dans quelle mesure oblige-t-il les hommes à partager leur pain, à se défaire de leurs privilèges, à renoncer à leurs richesses, à ouvrir les yeux sur le malheur des autres, à se sentir à égalité avec les hommes de toutes races, dans la dignité humaine révélée par Jésus-Christ et qui reçoit de Jésus-Christ la caution du sang qu’il a versé pour toute créature ?

Qu’est-ce que cela peut faire aux gens que le Concile ait discuté ceci ou cela, si leur vie n’en est pas changée, transfigurée, si elle n’est pas plus belle, plus heureuse, si la dignité humaine ne s’accroît pas, si tout l’homme n’est pas révélé à lui-même dans la lumière du Verbe incarné ? Il me semble que c’est là le sens de votre mission, justement parce que vous êtes laïques, parce que vous allez partout au service des gens en étant comme eux, en vivant comme eux, sans faire de distinction entre un homme et un autre, à la disposition de tous et de chacun.

L’Evangile, ce n’est pas un livre, ce n’est pas une série de choses à croire, du bout des lèvres, sans les comprendre et sans engagement. L’Évangile, c’est Quelqu’un. C’est la personne de Jésus-Christ. L’Évangile, c’est la Présence même de l’éternel amour, et c’est tout. Il n’y a rien d’autre à chercher dans le Credo qui ne dérive de cette source. Au fond, le Credo ne veut que nous conduire à cette union totale avec une divinité intérieure à nous-mêmes, qui est le principe de notre vie ou comme dit Augustin : « La vie de notre vie », et qui est l’espace où notre liberté respire, comme il est la caution de notre dignité.

Qu’est-ce qui fait de tout homme, quel qu’il soit, un être devant lequel Jésus nous appelle à nous agenouiller, sinon qu’en chacun le Royaume de Dieu est une possibilité. Nulle part ailleurs ne pourra s’accomplir le Royaume de Dieu. Ce n’est pas dans les édifices, ce n’est pas dans les formules, encore qu’elles puissent être nécessaires et vénérables et le soient effectivement quand elles sont vécues comme des sacrements. C’est dans l’homme qu’il doit se réaliser : dans l’homme transformé, dans l’homme qui naît de nouveau, comme dit Jésus à Nicodème, dans l’homme qui, silencieusement, sans faire de bruit, sans se recommander lui-même, laisse transparaître à travers lui, ce visage que tout le monde reconnaît dès qu’il le rencontre dans une présence authentique.

Une qualité d’être sans différences

Le chrétien, ce n’est pas celui qui n’est pas musulman, juif, shintoïste, bouddhiste ou brahmane. Le chrétien, c’est celui qui n’est qu’un amour en lequel vit l’amour et qui aborde les autres comme l’amour, en suscitant en eux un nouvel amour.

Et je pense que c’est, en effet, dans la direction où vous êtes engagés que se trouve le seul espoir de l’avenir. C’est quand tout homme reconnaîtra dans un chrétien son frère, c’est quand tout homme, chez un chrétien, se sentira chez lui, c’est quand tout homme, à travers un chrétien, découvrira enfin la véritable patrie de son esprit et de son cœur, c’est quand le christianisme en nous réalisera cette qualité d’être sans différences.

Vous vous rappelez le mot admirable de Fénelon : « La différence de Dieu, c’est de n’en avoir point ». Les créatures, elles, sont catégorisées, enfermées dans leurs frontières : le chêne n’est pas le roseau, le loup n’est pas l’agneau, comme l’homme n’est pas le singe.

La différence de Dieu c’est qu’il n’est dans aucune catégorie. C’est qu’il est la plénitude de l’être, parce qu’il est la plénitude du don, de l’amour. C’est aussi la différence de Jésus-Christ, et ce doit être celle de l’Eglise du Christ identifiée avec lui.

Le chrétien, ce n’est pas celui qui n’est pas musulman, qui n’est pas juif, qui n’est pas shintoïste, bouddhiste ou brahmane. Le chrétien, c’est celui qui n’est qu’un amour en lequel vit l’amour et qui aborde les autres comme l’amour, en suscitant en eux un nouvel amour.

Nous réformer

L’Église, en nous, a constamment besoin de se réformer – non pas l’Église mystique qui est immaculée et infaillible, mais nous, qui le trahissons si souvent !

Jésus n’est pas mort pour nous faire entrer dans la camisole de force de formules toutes faites. Il est mort pour nous délivrer de toutes les limites, afin que la vie atteigne en nous toute sa grandeur et toute sa beauté et que chacun puisse trouver dans ses disciples un ferment de grandeur, de bonheur et de libération.

L’Église, en nous, a constamment besoin de se réformer – non pas l’Église mystique qui est immaculée et infaillible, mais nous, qui le trahissons si souvent.

C’est nous donc, qui avons constamment à nous réformer et à redonner à l’Église en nous le visage même de Jésus-Christ, l’ami des pécheurs, des publicains, des païens, des samaritains, des femmes de mauvaise vie, l’ami de l’homme, enfin, qui veut faire de chacun le sanctuaire de la divinité en envoyant chacun en mission à tout l’univers, puisque toute grâce est une mission et qu’il est impossible de rencontrer Jésus sans être envoyé à tous ses frères humains et à tous ses frères cosmiques.

Exister en forme de don

Seule la vie peut toucher la vie, seule l’âme peut atteindre l’âme, seule une personne peut susciter une personne, seul un cœur peut ouvrir un cœur et c’est uniquement par cette action de présence que la Présence réelle du Seigneur s’attestera et se communiquera.

Voilà ce qu’il nous faut redécouvrir à tout instant, en vivant l’Eucharistie comme cette mise en demeure, comme le banquet de la fraternité universelle, en vivant la messe, comme cette source jaillissante de vie éternelle qui récapitule toute l’histoire, et qui regroupe et féconde le monde entier, enfin, en vivant notre vie, à chaque instant, comme un don fait à tous les hommes pour leur révéler ce Dieu qui n’est qu’un cœur et qui ne peut qu’aimer.

Il me semble que votre mission est orientée dans le sens le plus réaliste, le plus discret, le plus silencieux. Vous n’avez pas à prêcher. Vous avez à exister en forme de don pour révéler cette unique vérité : que Dieu est amour, qu’il faut l’aimer et le faire aimer en aimant.

C’est cela qu’il nous faut aujourd’hui : seule la vie peut toucher la vie, seule l’âme peut atteindre l’âme, seule une personne peut susciter une personne, seul un cœur peut ouvrir un cœur et c’est uniquement par cette action de présence que la Présence réelle du Seigneur s’attestera et se communiquera.


(1) En théologie, la circumincession est l’existence des personnes de la sainte Trinité les unes dans les autres. Compénétration mutuelle fondée sur l’unité d’essence.

(2) Mandatum, ou Mandé, nom au Moyen-âge de la cérémonie du lavement des pieds. Le lavement des pieds des hôtes et des frères est prescrit par la règle de Saint Benoît, celui des frères dans la règle des chartreux.