08/06/2013 – Notes – saint Joseph et la maternité de Marie

Notes
inédites sur un commentaire de Maurice Zundel à partir des récits de l’Annonciation, en st Luc et en st Matthieu. A Notre-Dame du Bon Pasteur, à Pau, en1973.

 

Devant cette révélation inattendue, Joseph sait qu’elle est innocente. Il va la rendre à sa famille quand il apprend qu’elle est sous l’action du Saint-Esprit. Saint Joseph est l’homme du silence et le secret que Marie porte en elle, c’est Dieu qui s’est engagé. A lui de rompre le secret. Il n’y a pas dans la littérature de situation semblable à celle-là. L’Ange explique. Leur amour est sauvé après avoir passé par la mort. C’est une résurrection.

 

Genèse d’une humanité nouvelle. La personnalité divine qui se communique à l’humanité. Jésus ne naît pas au sein de l’espèce, mais d’une humanité de personne. L’homme ne naît pas homme, il doit se faire homme, ce qui prend sa vie : c’est la conversion de sa vie. Cette naissance virginale est l’annonce d’un monde nouveau. Elle concerne d’abord le Christ pour sa mission, puis Marie libre selon l’esprit et qui contraste avec la maternité ordinaire. La conception est souvent une surprise acceptée ou non, très naturelle. Quant à la personnalité, elle se fera petit à petit.

 

Le « oui » de l’Annonciation est prononcé, en fait, d’une prophétie qui annonce que son fils sera le sauveur du monde. La maternité jaillit du « oui » entièrement libre qu’elle donne. Tout commence par l’Esprit, tout prend son départ dans la personne. Marie accepte déjà toute cette nouvelle humanité qui doit naître du sacrifice de Jésus. Elle est associée à la mission de Jésus. Cette maternité s’enracine dans les débuts de la vie de Marie, dans l’Immaculée Conception. Conception de Jésus, purement surnaturelle. L’Immaculée Conception est le fondement spirituel de la conception virginale de Jésus.

 

Dès le premier instant, Marie est attachée à Jésus. Elle a été préservée et rachetée d’une manière sublime. Dès le premier instant, elle vit de Jésus et est soustraite à la voie de l’espèce. Jésus n’est pas lié par la chair et le sang. Marie est la seconde Eve née du second Adam : « Vierge mère, Fille de ton Fils » (Dante) selon la grâce. Vocation humaine de désappropriation. Marie ne s’appartient pas, elle est enracinée dans la Trinité.

 

Notons que, pour la femme, il y a un motif d’émerveillement par la maternité de Marie (mystère de la Rédemption qui embrasse toute l’humanité). La Sainte Vierge nous embrasse tous dans son amour. A la Croix, elle s’unit au sacrifice du Seigneur qui nous sauve tous.

 

Cette lumière révèle notre liberté et notre refus de liberté dans un refus de libération. La vie de la Sainte Vierge, la transparence absolue de sa maternité éclaire toutes les femmes susceptibles d’être mères. Celui qui a un attachement pour sa mère, aime cette mère unique qui est Marie.

 

(Le Père Zundel dit qu’il a compris à 15 ans l’exigence de la pureté en regardant la Sainte Vierge, une vierge qui virginise, la seconde Eve, quelle merveille ! Mais se défend d’avoir eu une vision).

 

C’est un signe inquiétant de voir diminuer la dévotion à la Sainte Vierge. Elle est enracinée dans la vérité qui est son Fils et on ne peut se perdre si on se perd dans sa clarté. Il faut un amour filial, très confiant et sans cesse recourir à son intercession.

 

La grandeur suprême de Marie, c’est de nous révéler la maternité de Dieu qui est plus mère que toutes les mères. La tendresse de Marie vient de celle de Dieu qui est plus mère que la Sainte Vierge elle-même. A travers le Cœur Immaculé de Marie, c’est le Cœur de Jésus que nous cherchons.

Disons : « Maman  ! « 

Notes non revues par l’abbé Zundel

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