Le
mystère de l’obéissance ecclésiale n’est que l’écho et le prolongement de l’obéissance du Christ.
« Le Christ, pour nous, s’est fait obéissant jusqu’à la mort, jusqu’à la mort de la Croix. »
» Quel est le sens de cette obéissance ? Veut-elle dire, veut-elle signifier une soumission d’esclave, ou bien simplement le respect et l’effacement de l’Amour ? Sans aucun doute, c’est cet effacement de l’Amour qu’elle veut dire : l’humanité de Jésus s’efface dans la divinité du Verbe, et la divinité du Verbe s’efface dans la Personne du Père.
Et ce mystère d’obéissance se répercute dans le mystère de l’Eglise : le mystère de l’obéissance ecclésiale n’est que l’écho et le prolongement de l’obéissance du Christ. »
Maurice Zundel à Lausanne-Ouchy, en la fête l’exaltation de la Croix, le 14 septembre 1969.