08/02/2012 – Notices biographiques dictées par Maurice Zundel

 

Nous vous proposons de situer, dans le temps, le texte précédemment mis en ligne, à l’aide des Notices biographiques dictées à Monique Vincent par Maurice Zundel.


(Après sa thèse, à Rome, intitulée : Influence du nominalisme sur la pensée chrétienne, nous retrouvons le Père Zundel à Paris, en 1929.)

PARIS – Charenton : 6 mois dans la Paroisse. – 18 mois chez les Bénédictines à la rue Monsieur. Les gens dignes d’intérêt que j’y ai rencontré :

 

          Les Bénédictines.

          Charles DU BOS, c’est là que je l’ai connu.

          Louis MASSIGNON qui assistait à la Messe.

          Édouard LE ROY, successeur de BERGSON au Collège de France où je suivais les cours.

          Pierre JANET, psychologue, rival de FREUD.

          Mon ami, le Père André-Marie DIEUX , de l’Oratoire.

          L’Abbé ALTERMANN, que j’avais rencontré chez MARITAIN. Il disait la Messe chaque jour à la rue Monsieur.

          Camille MAYRAN et sa famille, mère de la petite fille qui a dit : « Maman, tu es née de mon coeur« .

          Madame Adrienne LE BRUN, directrice d’une école à Neuilly.

          Dr André SCHLEMMER, médecin protestant qui m’a fait connaître Madame LE BRUN

          Pierre VAN DER MEER, écrivain hollandais devenu Bénédictin après la mort de son fils.

          Mme et Mme Henri GOUHIER, philosophe.

          Jean MOUTON, homme de lettres. Critique d’Art. A épousé la secrétaire de DU BOS : MADGE VAISON, canadienne.

 

Rencontre avec BERGSON à Paris. Une fois. Mon impression : il était très handicapé, les mains contractées par le rhumatisme articulaire. Etait à la retraite. Extrême courtoisie. Extrême modestie. Je lui avais parlé d’un accord possible entre le Thomisme et sa vision. M’a répondu que ça l’intéressait. Il disait : on n’est jamais obligé d’écrire un livre. En a écrit une dizaine. MARITAIN avait été très sévère avec lui. On avait vu en lui un adversaire et ensuite un Père de l’Église. C’était faux dans les deux sens. Il était très pur, très noble.

 

 

1929 – 1930 ; LONDRES 32 – 33 ans : Couvent de l’Assomption, Kensington square, Pensionnat de jeunes filles où je restais en qualité de chapelain. Je suivais des cours à King’s College : cours de littérature anglaise donné par un Juif anglais, ISRAEL GOLLANCE. J’étudie l’anglicanisme. Rencontre des gens intéressant tels que – l’Évêque GOORE et le doyen INGE, anglican.

 

Le Père de Boissière nous précise que Maurice Zundel appris, à cette époque, l’anglais en lisant l’Apologia pro vita sua de Newman, à l’aide d’un dictionnaire, ce qui lui permis de prêcher et de poursuivre le dialogue avec les anglicans.

(Voir la Biographie de Maurice Zundel aux presses de la Renaissance, pages 177 à 182, rédigée par Bernard de Boissière et France Marie Chauvelot)